Archivex : Va-t-on se retrouver avec une autre ruine flambant neuve au métro Lionel-Groulx?

Montréal, le mardi 8 janvier 2013 – C’est devant la structure de béton abandonnée du 1750 Cedar, dont on a beaucoup parlé en décembre à la suite du dépôt du rapport Barron, que le chef de Projet Montréal, Richard
Bergeron, et la conseillère de Saint-Henri–La
Petite-Bourgogne–Pointe-Saint-Charles de l’arrondissement du Sud-Ouest, Sophie Thiébaut, ont fait part de leurs craintes de voir une autre structure de ce type apparaître à la place de l’entrepôt d’Archivex situé près de la station de métro Lionel-Groulx. « Nous craignons que le projet présenté à l’arrondissement du Sud-Ouest ne soit pas réalisé dans les conditions annoncées. Pour la structure derrière nous, le promoteur Vincent Chiara s’est vu accordé un permis pour un projet résidentiel. Une fois la structure érigée, le promoteur a stoppé les travaux et a fait pression sur la Ville pour qu’elle l’autorise à construire des cliniques médicales, sans succès… ce qui explique l’état actuel des lieux. Dans le cas du site Archivex, Vincent Chiara a commencé par demander un permis pour construire un immeuble d’habitation, ce que l’arrondissement du Sud-Ouest lui a refusé. Il a toutefois été autorisé à construire un immeuble à bureaux. Qui nous dit que ce promoteur n’utilisera pas à nouveau la même stratégie,
c’est-à-dire, une fois la structure érigée, prétexter l’absence de
locataires commerciaux pour demander qu’on y fasse plutôt des condos? », s’est demandé Sophie Thiébaut, interrogation, entre autres, qui l’aura amené à voter contre ce projet au conseil d’arrondissement.

Projet Montréal questionne la demande pour des espaces à bureaux et les chiffres avancés

Même si le maire du Sud-Ouest tente de faire porter l’odieux à la conseillère Thiébaut, celle-ci, comme son chef, est loin d’être convaincue que les 2000 emplois dont parle le maire du Sud-Ouest aient un quelconque ancrage dans la réalité. « S’il y a vraiment 2000 emplois en jeu, qu’on nous dévoile quelles sont ces compagnies qui désirent venir s’installer là au métro Lionel-Groulx et on pourra alors évaluer ce projet au mérite. Or, ce que nous constatons présentement, c’est que la demande pour des espaces à bureaux n’est pas au rendez-vous. Pour la plupart des bâtiments du secteur, il a fallu attendre que la Ville de Montréal vienne à la rescousse avec de longs baux commerciaux avant que ces espaces trouvent preneur », a poursuivi Richard Bergeron. « Que le maire du Sud-Ouest fasse preuve de transparence et nous dévoile le nom de ces compagnies, à défaut de quoi nous en conclurons qu’il ne fait que répéter des chiffres sans fondement, qu’il a pigé sans questionner leur véracité dans les documents du promoteur », a-t-il ajouté.

Si nous considérons les antécédents des entrepreneurs en construction, pourquoi ne pas considérer ceux des promoteurs?

Alors que le gouvernement du Québec a fait adopter la Loi 1 qui se base sur la confiance du public et met l’intégrité d’une entreprise au premier rang
des critères pour accorder une autorisation à une entreprise qui
soumissionne un contrat gouvernemental, pourquoi la Ville ne
s’intéresserait-elle pas aux antécédents des promoteurs immobiliers avant de leur offrir des permis de construire? Comme il s’agit bien du même promoteur que le 1750, Cedar pour le projet Archivex, les élus de Projet Montréal considèrent que leurs craintes sont tout à fait justifiées. « Nous estimons encore que le principal défaut de ce projet sur le site d’Archivex est le manque de planification, et le risque de créer un précédent dans ce secteur. Or, la somme de ces craintes m’ont convaincu qu’il était de mon devoir de m’opposer en votant contre au conseil d’arrondissement, et en alertant la population qui, elle, avait encore le pouvoir de faire arrêter ce projet », a mentionné Sophie Thiébaut.

Projet Montréal, pionnier sur la question de la densification

Projet Montréal est entièrement en faveur de la densification des abords des pôles de transport en commun. Or, pour qu’on puisse y développer un projet TOD (Transit Oriented Development), il faut qu’un exercice de planification intégrée soit fait pour l’ensemble de la zone, et que les modifications réglementaires soient soumises à des consultations publiques afin de prendre en compte les avis de la population du secteur. C’est la position que ce parti a défendue dans son mémoire déposé lors des consultations sur l’avant-projet de loi sur l’aménagement durable et l’urbanisme en 2010 (ex-projet de loi 47) et dans une motion déposée au Conseil de Ville en février 2012 concernant les zones franches.

« Montréal est déjà affublé de deux verrues urbaines plus que gênantes, soient l’Îlot voyageur et le 1750, Cedar. Montréal n’a pas besoin d’une
troisième verrue! Ce que nous demandons, en tant que membres de
l’administration montréalaise, c’est que tout soit fait pour s’assurer que cela n’arrive pas », a conclu Richard Bergeron.

Pour consulter les historiques du 1750, Cedar et du projet Archivex :
http://projetmontreal.org/document/historique-du-1750-avenue-cedar/

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